Mardi 20 mars 2012 2 20 /03 /Mars /2012 08:29

Certains lisent dans les cartes, d’autres lisent dans le marc

D’autres encore peuvent prédire dans leur boule de Crystal

Certains lisent sur les lèvres, d’autres entre les lignes

Et certains te diront que tout est question de signes

 

Moi, j’ai beau essayer de lire dans tes yeux ou dans mes paumes

J’ai beau tenter d’appliquer les théories de tous ces tomes

Quand il s’agit de nous, je vois que la raison s’envole

Laissant à nu ce cœur tout écorché de môme

 

J’ai beau connaître la théorie, me dire qu’il faut parler

Je sais que pour une broutille on se laisse chavirer

On largue nos amarres près de vielles berges branlantes

Et on plonge dans le noir les couleurs qui nous inondent

 

Pourtant quelques mots, bien souvent, suffiraient

A redonner l’élan à ces deux êtres fermés

Mais le manque de patience ou le trop plein d’orgueil

Préfèrent laisser las, nos pauvres cœurs en deuil

Par k.
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Vendredi 4 novembre 2011 5 04 /11 /Nov /2011 13:06
C'est avec un immense bonheur (et un peu de fierté il faut bien l'avouer) que je vous présente mon 1er roman : "De clics en claques"...
Et bien oui, j'en ai rêvé, il est là... tout frais et disponible, entre autre au lien suivant... http://edilivre.com/de-clics-en-claques.html
Couverture---De-clics-en-claques--jpg
Bisous à tous
Par k.
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Samedi 12 février 2011 6 12 /02 /Fév /2011 10:17

J’ai le cœur en lambeaux et personne ne sait le recoudre

Il n’y a que moi, pourtant, pour ramasser les morceaux, m’y résoudre…

J’aimerais faire mes baguages, voler vers d’autres plaines

Mais nul autre endroit ne me fera oublier que je t’aime

 

Je m’étais faite à l’idée que l’on se croisait trop tard

Que nos routes, tout au plus, resteraient parallèles

Je m’étais dit ‘les mensonges ne sont qu’une mauvaise base’

Et tu m’avais menti pour que j’me fasse la belle

 

Mais la nature est indomptable et les vents ont tourné

Laissant mes rêves emporter ma raison pourtant tellement ancrée

J’ai savouré le goût d’un nous, le goût d’un trop peu surtout

Le manque était constant et l’avenir si flou

 

Juste le temps de quelques caresses, de baisers fous

Tes lèvres sur les miennes et l’odeur de ton cou

Nos peaux qui se frôlent mais gardent la distance

Nos sens qui s’éveillent, le cahot est immense

 

J’ai savouré chaque minute de ces instants volés

Et j’aurais voulu t’offrir plus que ce cœur tout paumé

Je cours, me retourne, m’arrête et m’enfui

Tu n’es déjà plus là au milieu de ma nuit

 

Le réveil sonne, le couperet tombe et j’ouvre les yeux

Il fut éphémère ce semblant de nous deux…

Par k.
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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 09:53

Je suis comme vous et pourtant je suis différente

En période de guerre, j’étais même sous les lampes

On me pointait du doigt, on m’attribuait une étoile

Et je finissais les pieds devant pour n’être pas « normale »

 

70 ans plus tard, il paraît que les choses ont changé

Pourtant deux types qui s’embrassent ont le don de choquer

On nous observe, nous scrute, nous inspecte

On chuchote, on critique, on rejette…  sans connaître

 

L’église nous traite de malade

La bêtise nous rend encore coupable

Coupable de prôner l’amour, sans doute

Et même dans l’ombre, il semble que cela dégoutte

 

Qu’avons-nous de plus, qu’avons-nous de moins

Que vous qui êtes nés sur un autre chemin ?

Chez nous la lutte se conjugue au passé, au présent, au futur

Et même si c’est ‘à la mode’, ceux qui n’ont pas choisi endurent

 

Le droit à la liberté nous pousse dans des ghettos

Bar et boîtes réservés, juste pour les homos

Des endroits où les questions de sexe ne nous mettent pas dans de belles cases

Des lieux où l’on n’est pas flingué par de gros nazes

 

A l’heure où l’on compare l’homosexualité à la pédophilie

Ce sont pourtant les curés qui abusent des plus petits

La société ne se demande-t-elle pas qui est le plus malade au fond

La femme qui aime une femme ou ceux qui protègent et ferment les yeux pour le quand dira-t-on

 

Une femme célibataire seule peut, ELLE, adopter

Mais surtout pas un pauvre couple de gays

J’ignorais que Dutroux, Pandy ou Fourniret

Bel et bien hétéros, eux, étaient le modèle de parents parfaits

 

Même notre sang, aujourd’hui,  est toujours mis à l’écart

Comme les blancs et les noirs avaient leurs territoires

Surtout, on ne mélange pas, ça risquerait de faire tache

Etre « pédé » ne s’attrape pas, il faut que tu le saches

 

Et si on nous octroie la gaypride, moment de fête et de révolte

Dommage que ces fichus médias n’en montrent que les grandes folles

Il y a pourtant tant de gens tout autour

Ceux-là même qu’on ne soupçonne, bien qu’on les croise tous les jours

 

Pour l’occasion, certains politiciens vont jusqu’ à monter sur un char

Leurs belles promesses, hélas, ne dureront qu’un soir

Le temps de pavaner, de distribuer leurs tractes

Juste un peu trop de mots, nous on voudrait des actes

 

Nous ne sommes pas marginaux, mais marginalisés

Sujet qu’il serait bon, parfois, de méditer

Je n’ai, pour ma part, que cette plume, pour seule arme

D’autres c’est à coup d’insultes qu’ils font couler les larmes

 

Mais avant de parler, de juger, de penser tout haut

Avez-vous essayé, juste une fois, de vous glisser dans notre peau

Qu’auriez-vous fait, vous,  si vous aviez été à notre place

Si pour reflet, c’est un homo que vous voyiez dans la glace

 

Auriez-vous fait semblant pour vous fondre dans la masse

Ou assumé les faits avec beaucoup d’audace

L’auriez-vous ensuite dit, crié sur tous les toits

Seriez-vous restés discrets, planqué sous votre « Moi »

 

Auriez-vous cherché le pourquoi du comment

Implorant Dieu pour que demain, peut être, enfin tournent les vents

Auriez-vous voulu une explication scientifique

Qui vous aurait bâti de plus d’Y que de X

 

Auriez-vous mordu dans la vie à pleine dent

Ou choisi de mourir, pensant vous être trompé de camp

Auriez-vous aimé qu’on vous traine dans la boue

Qu’on vous traite de tantouse, de tafiole, de goudou

 

Auriez-vous supporté cette loi du silence

Cette crainte d’être jugé, en tous lieux, en tous sens

Auriez-vous pardonné les blessures, à jamais, ancrées

Auriez-vous survécu contre vent et marée ?

 

Nul ne le sait…

 

Je suis « de l’autre bord », c’est vrai, et ce n’est pas une tare

Juste le fruit d’une union et d’un drôle de hasard

Mais personne n’est, sans doute, comme il aurait aimé naître

Alors, bien dans ma peau, ben moi je fais avec…

Par k.
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Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 10:04

Ce matin j’étais heureuse, enfin je croyais…

 

J’avais une épouse superbe, douce et attentionnée

Un nid d’amour qu’, ensemble, on avait façonné

Des têtes blondes qui courraient dans le fond du jardin

Une famille aimante, qui n’était jamais loin

 

J’avais des amis sur qui je pouvais compter

Un travail valorisant, où je m’épanouissais

Une santé d’acier… bien qu’oxydable…

De l’argent en suffisance pour dormir pénarde…

 

Et puis j’ai croisé son regard et, là, tout a changé

J’ai su en un instant que ma vie basculait…

 

J’ai laissé le château être emmené par les vagues

Pour larguer les amarres  près d’un ponton instable

La raison n’eut que faire de mes vieilles théories

J’avais 20 ans à nouveau et tout m’était permis

 

Des ailes m’étaient poussées subitement dans le dos

Je retrouvais la fougue de quand j’étais ado

L’insouciance, l’inconscience et le grain de folie

Les envies d’évasions et de bains de minuit

 

Plus rien ne pouvait arrêter mon élan

Le feu dans le corps, l’amour dans le sang

Le cœur assailli par de belles paroles

L’esprit dévasté par une passion folle

 

Elle n’avait rien de plus et pourtant elle avait tout

Tout ce qui m’avait manqué se tenait là debout

J’ai foncé droit devant sans même me retourner

Sans même me demander si la chasse était gardée

 

J’ai volé tête haute pour rejoindre ses bras

Pour parfaire sans relâche le plissage de ses draps

J’ai couru en tout sens sans la moindre question

Humant la force des sens et des grandes émotions

 

J’ai rêvé du jour où à son tour elle quitterait tout

Pour ne plus se contenter que de morceaux de nous

Pour faire de ce brasier un immense feu de joie

Que se conjuguent au futur ces brefs instants d’émois

 

Mais le propre de la passion est qu’elle n’est que fugace

Et qu’au final, hélas, elle ne laisse que des traces

On se réveil un matin, planté dans ses vieilles pompes

Et bien que différent, la vision est immonde…

 

Tout est à refaire, à devenir, à reconstruire

Tout est à raser pour au fond rebâtir

On garde le meilleur et on oublie le pire

On se dit « le meilleur est sans doute à venir »

 

Par k.
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